RésuméLa disponibilité depuis 1992 d'un premier vaccin contre l'hépatite virale A a soulevé la question de son indication chez le personnel exposé aux eaux usées. Nous avons évalué ce risque professionnel grâce à une étude transversale comparant les taux de prévalence des anticorps totaux (ou des IgG) anti-VHA chez 110 sujets exposés aux eaux usées appariés sur l'âge et le niveau de diplôme à 110 sujets non-exposés de la même entreprise. Chaque personne était interrogée sur ses antécédents d'ictère, la notion de voyages en zone d'endémie et la durée de l'exposition professionnelle. La prévalence des anticorps anti-VHA était globalement de 52,7 %, significativement plus élevée chez les exposés (60,9 %) que chez les non-exposés (44,S %) (p < 0,02). Cette séroprévalence augmentait avec l'âge, et apparaissait liée au niveau de diplôme dans les deux groupes. Ces résultats suggèrent fortement l'existence d'un risque professionnel d'infection par le VHA chez les travailleurs exposés aux eaux usées (risque relatif: 2,4; IC 95 % [1,6 - 3,1]). La vaccination du personnel exposé semble justifiée. La stratégie vaccinale à adopter est liée au coût élevé du vaccin et à la situation épidémiologique du VHA dans le pays. Mots clés Hépatite virale A, eaux usées, exposition professionnelle, vaccination. CorrespondanceO. Schlosser, Compagnie Générale des Eaux, Service Médical, 52 rue d'Anjou, 75384 Paris Cedex 08, FRANCE | |||
| |||